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21 févr. 2016

[Chronique invitée] 1Q84 - Haruki Murakami


Résumé du livre 1Q84 de Haruki Murakami : 




            Titre : 1Q84
            Auteur : Haruki Murakami
            Éditeur : Belfond
            Date de publication :  novembre 2012
            Nombre de pages : coffret réunissant les trois tomes
            Format : Papier
            Prix :  70,50 €


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Au Japon, en 1984. C'est l'histoire de deux mondes, celui, réel, de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. Un jour, Tengo l'a défendue contre d'autres enfants et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie. En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités. Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille échappé à la secte des Précurseurs. Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?...

L'avis de R.T sur le roman 1Q84, Livre 1 de Haruki Murakami : 

Ça faisait longtemps que mon amie R.T n'avait pas chroniqué de livres pour mon blog, aujourd'hui je vous laisse découvrir son avis sur 1Q84. Elle a lu les trois tomes mais ne va rien dévoiler de l'intrigue.

Haruki Murakami est un auteur que j'aime beaucoup. J'ai plongé dans son univers avec La Ballade de l'impossible il y a longtemps. Une histoire pleine de nostalgie qui aurait pu être insipide mais pour laquelle on se retrouve à tourner les pages avec avidité. Kafka sur le rivage nous plonge dans le réalisme magique. On part d'un univers très réaliste, très détaillé, apparemment fortement ancré dans la réalité, et petit à petit viennent se parsemer des éléments magiques, surnaturels, complétement illogiques. 1Q84 suit le même chemin.

Le monde des protagonistes est décrit avec une réalité et une méticulosité dont on se passerait parfois. Il prit le métro Untel à la gare Truc, s'endormit pendant le trajet qui dura 12 gares et 25mn, et descendit à la station Bidule. Il se lava le visage, le sécha, se coupe soigneusement les poils du nez, se récura les oreilles, passa un T-shirt bleu foncé, mit de l'eau à chauffer, puis se fit du thé. Du coup le récit est très long et le livre est un pavé.

On suit en parallèle le destin d'un homme et d'une femme, chapitre après chapitre. Leurs destins sont bien évidemment croisés.
Tengo Kawana est un homme très intelligent, mais qui se contente de donner quelques cours de maths en École Préparatoire. Il écrit des romans à ses heures perdues. Il est grand et bien bâti car il a énormément pratiqué le judo.
Aomame est instructrice dans un club de sport. Son physique est donc très travaillé et impeccable, bien qu'elle complexe sur sa poitrine. On découvrira bientôt avec surprise l'autre "activité" qu'elle mène dans le plus grand secret.

Petit à petit, de petites choses dérapent. Aomame remarque que les policiers ont quelque chose de changé dans leurs uniformes. Elle n'a pas pu ne pas remarquer ce changement avant, pourtant ça fait trois ans qu'il a eu lieu... Phénomènes similaires du côté de Tengo.
Les deux personnages vont définitivement se rendre compte qu'ils sont passés dans une autre réalité quand ils vont constater qu'il n'y a plus une lune dans le ciel, mais deux... Aomame va baptiser cette nouvelle réalité à laquelle est doit faire face 1Q84, vu que l'action se passe en 1984. En japonais, 9 se prononce "kyu", et Q se prononce comme en anglais, "kyu" aussi.
La référence au 1984 d'Orwell est flagrante. On a d'ailleurs des références au fameux Big Brother éparpillées dans le livre.

Là aussi le monde littéraire, la métafiction sont très présents. Tengo rédige ses propres écrits (pas encore publiés)  et va se voir confier la tache de Ghost Writer. Il tombe sur le manuscrit d'une jeune fille de 17 ans qu'il pense très prometteur. Mais la forme est mauvaise. Tengo est donc chargé de remanier le roman d'Eriko Fukada "Fukaeri", une histoire à première vue fantastique, mais dont les éléments vont peu à peu apparaitre dans cette nouvelle réalité
.
Aomame également, va passer plusieurs longs moments à se questionner et va même se demander ce qu'elle ferait si sa vie n’était pas réelle mais celle d'un personnage de fiction. A la fin, elle garde ses pensées et ses intentions pour elle, ce qui fait que le lecteur n'a plus qu'à tourner les pages pour savoir comment cette histoire va se terminer.

La "Chrysalide de l'air", le roman écrit par Fukaeri, personnage très étonnant et doté de capacités peu communes, devient bientôt un best seller. Mais ça n'est pas du goût de tout le monde. La secte des Précurseurs, dont elle est issue et qu'elle a fui, voit ça d'un mauvais œil. Aomame aussi a passé son enfance dans une "secte" (je mets le terme entre guillemets, ne voulant m'attirer les foudres de personne !!), et a fini par s'en enfuir aussi.

J'aime beaucoup ce genre de "conte". Les deux reproches principaux que je ferais seraient d'une part la longueur (pourtant j'aime les pavés, mais trop de précisions alourdit le texte, d'autant que l'auteur reprend les mêmes évènements mais au travers des yeux des deux, puis de trois personnages à partir du tome 3) et le fait qu'à la fin, beaucoup de choses restent non élucidées... Je ne donnerai pas de détails pour ne pas spoiler, mais je suis restée sur ma faim sur quelques points.

A part ça, très bon livre, peut-être avant tout une belle histoire d'amour, plein de surprises, une atmosphère étrange, des personnages intéressants, et une bonne structure qui fait monter le suspens !


16 commentaires:

  1. Je ne pense pas que ce soit spécialement mon style de lecture, mais cet avis est si intéressant que je le note tout de même !

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  2. Je ne pense pas que ce livre me plairait. Tout d'abord je déteste les longueurs et ensuite le sujet principal ne m'emballe pas tellement...

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    1. Oui je peux comprendre ! Moi j'aimerais bien le lire pour tester...

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  3. On n'arrête pas de me répéter que ce livre est une merveille et que je dois l'attaquer. Je n'en suis pas encore sûre. Ton avis, RT nuance plus ce que j'ai entendu ^^

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    1. Faut lui faire confiance à RT c'est une chroniqueuse en or :p

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  4. 1Q84 me semble un peu particulier et je ne suis pas sûre d'adhérer.

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  5. J'ai hâte de le lire :)
    Il est déjà sur ma liseuse.

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  6. J'ai lu les deux premiers tomes et j'adore Murakami, mais cette trilogie ne m'a pas autant emballé que ça, mais je vais la finir et continuer à lire des livres de cet auteur :-)

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  7. Merci pour vos commentaires ^^
    C'est vrai que Haruki Murakami est un auteur un peu spécial avec un style un peu spécial...
    Il y a une dizaine d'années, j'ai lu la Ballade de l'impossible "pour faire plaisir"... Ca n'est pas à priori mon style de livres. Mais je suis tombée dedans...
    J'ai un faible pour cet auteur, sans trop savoir pourquoi... Mais je comprends bien que ce style ne plaise pas à tout le monde.
    Je crois qu'il est juste comme ça dans sa tete, précis, détaille, organise et doté en même temps d'une hypersensibilité qui le rend capable de décrire avec justesse la foule des sentiments humains...
    Quitte à le découvrir, il vaut peut être mieux le faire avec un ouvrage plus court, plutôt que de risquer de se lasser.

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    1. Tout à fait d'accord avec toi. Je ne conseillerais pas cette trilogie pour commencer. Le premier roman que j'ai lu de cet auteur était Le passage de la nuit et il m'avait tout de suite emballé !

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  8. Merci pour cette découverte mais je passe mon tour !!!

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  9. le style de Haruki Murakami est spécial , c'est vrai que la trilogie est très longue , mais il y a de la poésie dans ses écritures , le syndrome de la guerre ne l'a pas quitté et c'est pour cette raison que le passé est omniprésent dans son oeuvre (déjà banni ou plutôt critiqué pour son style ) qui n'est pas propre aux japonais , ainsi cette double culture dérange du fait que les occidentaux n'ont pas adhéré à son style de narration , ils trouvaient le japonais méticuleux et conservateur ( conflit de civilisation peut être ) car c'est pas facile d'oublier les atrocités commises de part et d'autre .

    Pour moi , la clé du roman est la 2ème lune ....
    Merci

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