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17 déc. 2014

La mécanique des fluides - Lidia Yuknavitch


Résumé du livre La mécanique des fluides de Lidia Yuknavitch : 





          Titre : La mécanique des fluides
         Auteur : Lidia Yuknavitch
         Éditeur :  Éditions Denoël 
         Traducteur : Guillaume-Jean Milan
         Année de parution : 2014
         Nombre de pages : 329
         Prix : 22





Nageuse depuis sa plus tendre enfance et espoir pour les Jeux olympiques, Lidia cherche à tout prix à échapper à un univers familial malsain et oppressant, entre un père alcoolique et une mère dépressive. Elle accepte une bourse sportive pour entrer dans une université au Texas, mais est renvoyée aussi sec pour consommation de drogues et d’alcool. Lidia décide alors de participer au projet d’écriture de Ken Kesey, auteur culte de Vol au-dessus d’un nid de coucou, car, elle en est convaincue, l’écriture est sa vocation. La Mécanique des fluides n’est pas une histoire d’addiction, d’abus et de perdition :
c’est le triomphe implacable du pouvoir des mots et de l’écriture. Un roman coup de poing sur la résilience, dans lequel le récit autobiographique est magnifié par une écriture originale et percutante.

Mon avis sur le roman La mécanique des fluides de Lidia Yuknavitch :

Quand j'ai lu le résumé de ce livre, je suis restée dubitative : je n'étais pas du tout certaine qu'il me plaise et après avoir passé près de trois semaines à me forcer à lire un roman qui ne m'avait pas lu, je n'avais pas envie de remettre ça ... Mais j'ai décidé de passer au-dessus du résumé qui ne m'inspirait pas forcément. Et j'ai bien fait car j'ai adoré ce roman !

Déjà, il commence très fort : à peine commençons nous à lire quelques mots qu'un sentiment de tristesse profond nous imprègne en imaginant ce qu'elle a pu traverser. Une chose qu'aucun parent au monde ne devrait vivre. J'ai clairement eu comme qui dirait le nez qui pique et les larmes qui montent...

J'ai aimé beaucoup de choses dans ce roman :
- le contraste entre sa pudeur sur ce qu'il lui est arrivé dans l'enfance et les propos crus sur ce qu'il lui est arrivé à l'âge adulte.
- les passages difficiles qu'elle a décrits en toute pudeur mais avec précision, ainsi on s'imaginait parfaitement les scènes avec émotion, je pense notamment au passage de la libération des cendres de son enfant, on visualise très bien la scène ce qui m'a fait sourire avec les larmes aux yeux...
- la relation avec sa sœur.
- ses jeux de mots avec le champ lexical de l'eau et le fait que le livre soit structuré sur le processus de la presque  noyade.
- le fait qu'elle soit "barrée" dixit l'auteure, qu'elle soit dans son monde m'a fait me sentir proche d'elle.
- la citation suivante :
"Parce qu'en aimant sa part d'ombre, j'ai trouvé la mienne."
Néanmoins, j'ai parfois trouvé quelques longueurs vers le milieu du livre, et j'ai aussi depuis toujours du mal avec l'autodestruction, les addictions en tout genre, ce sujet m'est difficile mais le pouvoir de ses mots a réussi à détourner mon attention...

Moi, qui n'apprécie pas vraiment les autobiographies puisqu'elles ont tendance à susciter le voyeurisme, ce qui est mon avis personnel, je peux avouer que dans ce livre ce ne fut pas du tout le cas ! Tout y est dit à travers les lignes, certains mots n'ont pas besoin d'être écrits pour comprendre l'auteure et ce qu'elle a vécu.

Pour finir, je tiens à dire qu'il s'agit d' un témoignage vraiment poignant, qui n'a pas été fait pour faire pleurer dans les chaumières, il nous pousse dans nos retranchements, et comme elle le dit si bien :
" Si un jour vous avez bien déconné, ou si la grande rivière de tristesse qui coule en nous tous vous a touché, alors ce livre s'adresse à vous."

N.B : Merci aux Éditions Denoël pour notre partenariat, et en particulier à Célia Giglio pour m'avoir envoyé cet exemplaire !

2 commentaires:

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